Conseils pratiques
Formalités
Les ressortissants français n'ont pas besoin de visa traditionnel pour accéder à la Cisjordanie. En revanche, l'entrée en Israël (porte obligatoire) exige depuis le 1er janvier 2025 une autorisation électronique ETA-IL (25 NIS, environ 6 euros), à obtenir en ligne avant le départ via le site de l'Autorité d'immigration israélienne. Passeport valide au moins 6 mois exigé. L'accès à Bethléem, Jéricho et Ramallah se fait depuis Jérusalem en 30 à 45 minutes de taxi, en passant par des checkpoints militaires israéliens. Les contrôles peuvent être longs et les fouilles des bagages sont fréquentes. Les ressortissants français portant un nom à consonance arabe signalent parfois des interrogatoires prolongés : prévenez votre guide ou tour-opérateur.
Autre point d'entrée : le pont Allenby/Hussein depuis la Jordanie (Amman vers Jéricho), ouvert aux touristes mais soumis à des horaires et à des contrôles draconiens des deux côtés.
La bande de Gaza est formellement déconseillée et inaccessible depuis octobre 2023 : aucune visite n'est possible.
Source d'autorité à consulter avant tout départ : diplomatie.gouv.fr/israel-palestine.
Se déplacer
En Cisjordanie, les transports les plus pratiques pour les touristes sont les taxis privés palestiniens (plaques blanches, obligatoires dans les zones A). Les servises (minibus collectifs) sont moins chers mais peu adaptés avec des bagages. Distances approximatives depuis Jérusalem : Bethléem 8 km (30 min), Jéricho 36 km (40 min), Ramallah 15 km (40 min). Louer une voiture est possible mais complexe : les véhicules à plaques israéliennes ne peuvent pas entrer en zone A, et les agences de location israéliennes l'interdisent contractuellement. L'option la plus simple reste le circuit organisé avec chauffeur palestinien francophone.
Culture et usages
La Cisjordanie est majoritairement musulmane (environ 93%), avec une présence chrétienne historique à Bethléem, Beit Sahour et dans les villages alentour. Couvrez épaules et genoux pour visiter les lieux de culte, quelle que soit la religion. Le vendredi après-midi, les commerces ferment souvent. Ne photographiez pas les checkpoints militaires ni les soldats : c'est fortement déconseillé. Dans les conversations, écoutez plus que vous ne parlez sur les sujets politiques : les habitants apprécient d'être entendus, pas jugés. L'hospitalité palestinienne est légendaire : accepter un café ou un thé, c'est tisser un lien. Les pourboires (5-10%) sont bienvenus pour les guides et dans les restaurants.