Conseils pratiques
Formalités
La Serbie n'est pas membre de l'Union européenne ni de l'espace Schengen. Les ressortissants français entrent librement pour moins de 90 jours avec un passeport ou une carte nationale d'identité en cours de validité. Pas de visa nécessaire.
Les ressortissants non européens doivent vérifier les exigences spécifiques à leur nationalité auprès de l'ambassade de Serbie ou du consulat compétent. Certaines nationalités bénéficient de l'exemption de visa bilatérale ; d'autres doivent solliciter un visa Schengen (non valable pour la Serbie, qui n'est pas Schengen) ou un visa serbe spécifique.
Un détail pratique souvent ignoré : si vous êtes logé chez un particulier (et non dans un hôtel), vous devez déclarer votre présence au commissariat de quartier dans les 48 heures suivant votre arrivée. Les hôtels s'en chargent automatiquement pour vous.
Se déplacer
En avion : Un seul aéroport international majeur, Belgrade Nikola Tesla (BEG), relie la Serbie à Paris en 2h25-2h45 sans escale. Air Serbia, Ryanair et Wizz Air opèrent la route. Des vols existent depuis Lyon et d'autres villes françaises avec une correspondance.
En bus : Le réseau de bus longue distance est la colonne vertébrale du transport en Serbie. Confortable, ponctuel et très bon marché. Belgrade-Novi Sad : 1h15 pour 6 euros. Belgrade-Niš : 3h pour 12 euros. Les gares routières sont bien équipées. Flixbus couvre aussi certaines liaisons.
En train : Le réseau ferroviaire existe mais souffre d'infrastructures vieillissantes : les temps de trajet sont souvent le double de ceux du bus pour un trajet équivalent. Exception notable : le Šargan Eight à Mokra Gora, petit train historique à voie étroite, patrimoine touristique à part entière.
En voiture : Indispensable pour les monastères de la région de Novi Pazar, les gorges du Danube et les zones rurales. Les routes nationales sont en bon état ; les routes secondaires vers les monastères peuvent être sinueuses mais sont praticables en voiture ordinaire. Location à partir de 15-30 euros par jour à Belgrade.
À Belgrade : Trams, bus et trolleybus couvrent la ville pour 0,40 euro le trajet. Les taxis sont très abordables (application Naxis ou CarGo recommandées pour éviter les tarifs arbitraires). Bolt et Uber opèrent également.
Culture et usages
La Serbie est un pays de culture orthodoxe slave, avec une influence ottomane marquée dans certaines régions (Sandžak, vallée de la Pčinja). Quelques repères utiles pour voyager avec aisance.
La langue : Le serbe s'écrit en deux alphabets, cyrillique et latin, selon les contextes. Dans les zones touristiques, l'anglais est bien compris. Quelques mots serbes à mémoriser : hvala (merci), molim (s'il vous plaît), dobar dan (bonjour), izvinite (excusez-moi), da/ne (oui/non). Les Serbes apprécient sincèrement les voyageurs qui font l'effort de quelques mots dans leur langue.
La kafana : L'institution sociale centrale de la Serbie. Ces tavernes de quartier, souvent décorées de nappes en tissu et de vieilles photos, servent de la cuisine traditionnelle (ćevapi, pljeskavica, grillades), de la bière et de la rakija dans une atmosphère de convivialité détendue. Les repas y sont longs, les discussions animées, le service chaleureux. C'est ici que la Serbie se révèle vraiment.
Les pourboires : Non obligatoires mais appréciés. 10% dans les restaurants, arrondir à la hausse pour les taxis. Le service n'est généralement pas inclus dans l'addition.
Les monastères : Tenues respectueuses exigées (épaules et genoux couverts). Certains monastères sont encore habités par des moines ou des moniales. Le silence et la discrétion sont de mise. La photographie est parfois interdite à l'intérieur (vérifier les panneaux).
La rakija : L'eau-de-vie nationale, distillée de prune (šljivovica), de coing ou d'abricot selon la région. On vous en proposera avant tout repas ou visite chez un particulier. Refuser est parfois perçu comme une impolitesse ; accepter un petit verre suffit pour honorer l'hospitalité serbe.