Conseils pratiques
Formalités
Les ressortissants français n'ont pas besoin de visa pour entrer au Sénégal (exemption jusqu'à 90 jours). Un passeport valide au moins 6 mois après la date de retour prévue est suffisant. Aucune démarche préalable.
Côté santé, aucun vaccin n'est obligatoire depuis la France depuis mars 2026, mais la fièvre jaune est fortement recommandée, ainsi que le DTP à jour, l'hépatite A et les antipaludéens (chimioprophylaxie à prendre toute la durée du séjour, en consultation avec un médecin ou un centre de vaccinations international).
Se déplacer
Les sept places (taxis-brousse) restent le mode de transport interurbain le plus répandu et le moins cher. Confortables pour les courtes distances, ils deviennent épuisants sur les longs trajets. Pour la Casamance, un vol intérieur Dakar-Ziguinchor (Air Sénégal, environ 80-120 euros) est vivement conseillé plutôt que 12 heures de route via la Gambie.
À Dakar, les applications de VTC (InDriver, Yango) permettent d'éviter les négociations avec les taxis classiques. Dans les zones naturelles (Sine-Saloum, Casamance), les pirogues motorisées sont l'unique mode de déplacement entre les îles et les campements.
La conduite est formellement déconseillée la nuit : troupeaux sans éclairage, camions en panne sur la chaussée, routes non signalisées. En journée, les routes nationales (Dakar-Mbour-Kaolack) sont en bon état. Les pistes en latérite nécessitent un 4x4 en saison des pluies.
Culture et usages
Le wolof est la langue véhiculaire entre communautés, le français la langue officielle. Quelques mots de wolof suffisent à provoquer des sourires : « nanga def » (comment allez-vous), « mangi fi » (je vais bien), « jërejëf » (merci).
Le Sénégal est un pays à majorité musulmane (94 % de la population), avec une pratique généralement modérée et tolérante. Les soufismes mouride et tidjane colorent la vie quotidienne. S'habiller modestement en dehors des zones balnéaires est apprécié. En Casamance, cohabitent des communautés animistes, catholiques et musulmanes.
Le thé ataya, servi en trois rounds de plus en plus sucré, est un rituel d'hospitalité : refuser le premier verre est impoli. Le pourboire est courant (10 % au restaurant, quelques centaines de francs CFA pour un guide informel ou un chauffeur de pirogue).
Note importante : une loi du 30 mars 2026 a considérablement alourdi les peines pour relations homosexuelles au Sénégal (5 à 10 ans d'emprisonnement). Les voyageurs concernés doivent en tenir compte dans leur comportement public.