Pourquoi le Pays de Galles
Il y a une lumière particulière au Pays de Galles. Celle qui filtre entre deux averses sur les crêtes du Snowdon, qui fait briller les murailles de Conwy comme de l'argent mouillé, qui transforme les falaises du Pembrokeshire en décors de légende arthurienne. Cette lumière changeante, capricieuse, toujours dramatique, c'est peut-être ce qui distingue le plus profondément cette nation celtique du reste des îles Britanniques.
Le Pays de Galles accumule les superlatifs discrets : plus de châteaux par kilomètre carré que n'importe quel autre pays du monde, une langue parlée depuis le VIe siècle et toujours vivante dans les villages du Nord, des parcs nationaux qui côtoient des villes à moins d'une heure de train. Cardiff, la capitale, est l'une des plus jeunes et des plus dynamiques d'Europe. Pourtant, à 45 minutes en voiture, les plateaux des Brecon Beacons n'offrent plus aucune lumière artificielle la nuit, classés Réserve de ciel étoilé international.
Ce qui frappe les voyageurs qui prennent le temps de s'y attarder, c'est la densité d'expériences dans un territoire compact. En huit jours, on peut grimper au sommet du Snowdon à bord d'un train à vapeur centenaire, arpenter les remparts intacts d'une cité médiévale du XIIIe siècle, se baigner dans une crique secrète que seul un sentier côtier permet d'atteindre, et entendre des annonces bilingues en gallois et en anglais dans chaque gare traversée. Le Pays de Galles est une curiosité géographique et culturelle que l'Europe de l'Ouest néglige encore, à tort.

















