Où aller au Honduras
Tegucigalpa, la capitale en altitude
À 1 000 mètres dans un cirque de montagnes boisées, Tegucigalpa est souvent traitée comme une simple étape de transit, à tort. Le Barrio El Centro cache une cathédrale baroque d'une belle sobriété et un réseau de ruelles coloniales qui méritent deux heures de flânerie. Le Musée de l'Identité Nationale retrace efficacement 10 000 ans d'histoire hondurienne, de la culture maya aux indépendances. Une nuit suffit avant de partir vers Copán ou Comayagua.
Copán Ruinas, le Versailles maya
À 13 kilomètres de la frontière guatémaltèque, le site de Copán est le chef-d'oeuvre architectural de la civilisation maya classique. Ses stèles monumentales, portraits sculptés de rois avec une précision quasi-photographique, n'ont pas d'équivalent dans le monde précolombien. L'escalier hiéroglyphique, avec ses 2 200 glyphes formant le plus long texte maya jamais découvert, est proprement vertigineux. Le village de Copán Ruinas, aux rues pavées et aux auberges chaleureuses, mérite une deuxième journée pour le musée régional et l'ambiance tranquille.
Roatán, l'île phare de la Caraïbe hondurienne
La plus grande des îles de la Baie réunit en 77 km² tout ce qu'on attend d'une île tropicale de rêve : plages de sable blanc à West Bay, récif accessible en snorkeling depuis la rive, bars sur pilotis où s'attarder au coucher du soleil. La plongée y est parmi les meilleures des Caraïbes grâce au récif mésoaméricain intact et à la visibilité exceptionnelle. L'infrastructure est confortable et les prestataires de plongée nombreux et compétents.
Utila, le paradis des plongeurs à petit budget
Vingt kilomètres à l'ouest de Roatán, Utila attire les plongeurs du monde entier pour une raison simple : les cours PADI les moins chers des Caraïbes et des requins-baleines qui fréquentent les environs avec une régularité rare. L'île est petite, sans prétention, peuplée d'une communauté internationale de plongeurs et d'instructeurs. Pas de beaches glamour ni de complexes hôteliers : juste les récifs, les dortoirs en bord de mer, et une vie sociale qui finit tard autour d'une bière fraîche.
La Ceiba et la côte Garifuna
La Ceiba est le hub logistique de la côte nord et le point d'embarquement pour les îles de la Baie. La ville s'illumine chaque mai pour son Grand Carnaval, l'un des plus spectaculaires d'Amérique centrale. La rivière Cangrejal, à quelques kilomètres dans les montagnes, offre un rafting de classe III-IV dans un cadre de jungle primaeval. Plus à l'ouest, Tela est la porte de la côte garifuna : villages de pêcheurs sur pilotis, plages quasi-désertes, et le jardin botanique de Lancetilla, le plus grand d'Amérique latine.
Comayagua, capital coloniale oubliée
À mi-chemin entre Tegucigalpa et la côte nord, Comayagua mérite une halte pour son patrimoine colonial exceptionnel. Sa cathédrale du XVIIe siècle abrite une horloge d'origine maure datant du XIe siècle, offerte par le roi d'Espagne, en état de marche depuis neuf siècles. La Semaine Sainte y est célébrée avec des processions nocturnes de toute beauté et des tapis de fleurs qui transforment les rues en tableaux éphémères.