Pourquoi le Guatemala
Il y a des pays qui s'apprivoisent doucement, et d'autres qui vous saisissent dès la première heure. Le Guatemala est de ceux-là. Dès l'atterrissage à Antigua, la ville coloniale se déploie sous un ciel d'altitude d'un bleu intense, les pavés réfléchissent le soleil de fin d'après-midi et, au bout de chaque rue, la silhouette parfaite d'un volcan ferme l'horizon. Il ne s'agit pas d'un décor : c'est la vie quotidienne de deux millions de Guatémaltèques qui coexistent avec quatre volcans actifs et une histoire de 2 000 ans de civilisation maya.
Le Guatemala est le pays le plus densément maya d'Amérique centrale. Près de la moitié de la population parle encore l'une des 22 langues mayas répertoriées. À Chichicastenango, le marché indigène du jeudi et du dimanche n'est pas une mise en scène folklorique : c'est un espace d'échanges économiques et rituels que les marchands k'iche' perpétuent depuis des siècles, en huipil brodé, au pied d'une église coloniale où les chamanes brûlent l'encens copal devant la croix. Ce syncrétisme profond, cette superposition des temps, est ce que le Guatemala a de plus singulier à offrir.
Ajoutez à cela le lac Atitlán, que l'écrivain Aldous Huxley a qualifié de plus beau lac du monde, les pyramides de Tikal émergeant de la canopée du Petén au lever du soleil, et les bassins turquoise de Semuc Champey dans les gorges de l'Alta Verapaz. Le Guatemala ne rivalise avec aucune autre destination : il occupe une place à part entière.

















