Pourquoi le Gabon
Il y a des pays qui résistent. Le Gabon est de ceux-là : petit territoire coincé entre l'équateur et l'Atlantique, recouvert à 85 % de forêt primaire, habité par à peine deux millions d'habitants. Résultat : une des densités fauniques les plus élevées d'Afrique, des gorilles à portée de regard et des baleines à bosse qui remontent se reproduire à quelques kilomètres de la capitale.
Le Gabon n'a pas choisi le tourisme de masse. Les lodges sont rares, les routes en forêt inexistantes, les pistes de atterrissage souvent en terre battue. C'est précisément ce qui en fait un territoire à part : ici, l'expérience est brute, silencieuse, presque solennelle. On n'y vient pas pour cocher des monuments. On y vient pour entendre la forêt respirer.
Treize parcs nationaux couvrent 11 % du territoire, créés d'un seul geste en 2002 par le président Omar Bongo sous la pression des écologues. Le Parc de la Lopé, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, est le plus accessible et le plus spectaculaire, avec ses groupes de gorilles et ses troupeaux de mandrills. Le Parc d'Ivindo abrite les chutes Kongou, l'une des plus belles cascades du continent. Le Parc de Pongara, à deux pas de Libreville, réunit sur un même rivage les tortues luth géantes et les baleines à bosse.

















