Pourquoi l'Équateur
Il y a des pays qui tiennent des promesses impossibles. L'Équateur est de ceux-là. Dans un territoire grand comme le Royaume-Uni, il empile quatre mondes distincts : des hauts plateaux andins ponctués de volcans enneigés, une Amazonie primaire encore intacte, une côte Pacifique baignée de courants froids, et au large, les Galápagos, le sanctuaire faunistique le plus extraordinaire de la planète. Ici, la biodiversité n'est pas un argument marketing : c'est une réalité que l'on touche du doigt chaque jour, à chaque étape.
Quito, l'une des capitales les plus belles d'Amérique latine, donne le ton dès l'arrivée. Nichée à 2 850 mètres entre les bras du Pichincha, son centre colonial baroque est classé par l'UNESCO, ses rues pavées grimpent vers des belvédères vertigineux, et ses volcans alentour forment un horizon qui ne ressemble à rien d'autre. À deux heures de route, Otavalo et son marché kichwa titanesque. Plus au sud, la Route des Volcans défile comme un générique de film : Cotopaxi, Chimborazo, Tungurahua, chacun plus impressionnant que le précédent.
L'Équateur plaît aux voyageurs exigeants parce qu'il ne dilue pas l'expérience. Les distances sont courtes, les contrastes sont violents (au bon sens du terme), et les Galápagos offrent ce que peu d'endroits sur Terre peuvent promettre : des animaux qui vous regardent dans les yeux sans crainte, comme si l'homme n'était qu'un visiteur poli dans leur territoire.


















