Pourquoi l'Ecosse
Il y a des destinations qui se racontent et d'autres qui se ressentent. L'Ecosse appartient à la seconde catégorie. Dès que le avion amorce sa descente sur Edimbourg et que les collines vertes trouées de lochs apparaissent sous les nuages, quelque chose change. On comprend pourquoi les romantiques du XIXe siècle ont fait de ce pays leur terrain de prédilection, pourquoi Walter Scott en a tiré des épopées, pourquoi Mendelssohn y a composé une symphonie après avoir vu les grottes de Fingal.
L'Ecosse tient en une promesse simple : vous serez seul face à quelque chose de plus grand que vous. Pas besoin d'aller au bout du monde. A deux heures de Paris, les Highlands déroulent leurs landes au vent, les lochs reflètent des cieux perpétuellement changeants, et des châteaux en ruine gardent le souvenir de clans disparus. Ajouter à cela Edimbourg, l'une des plus belles capitales d'Europe, ses festivals légendaires, ses pubs chaleureux et son whisky tourbé, et l'on tient une destination complète, pour tous les rythmes de voyage.
Ce qui surprend, c'est la variété. En une semaine, on peut passer d'un concert de musique baroque dans une église du XVIIe siècle d'Edimbourg à une randonnée solitaire sur les crêtes basaltiques de Skye, d'un dîner dans un restaurant étoilé glaswégien à un bivouac face au Loch Ness. L'Ecosse est petite géographiquement (78 000 km2, soit la moitié de la France métropolitaine) mais dense en émotions.

















