Pourquoi la Corée du Sud
Il y a des pays qui tiennent leurs promesses et d'autres qui vous dépassent. La Corée du Sud fait partie de la deuxième catégorie. Vous arrivez avec l'image de la K-pop et des néons de Séoul, vous repartez avec les couleurs cramoisines du Seoraksan en octobre, le goût du bibimbap de Jeonju au lever du soleil et la silhouette du temple Gyeongbokgung sous la neige. Un pays qui n'a pas fini de vous surprendre.
Ce qui frappe d'emblée, c'est la densité. En moins de 100 000 km² (la taille de l'Islande), la Corée du Sud concentre dix siècles de royaumes, une gastronomie parmi les plus complexes du monde, des montagnes de granit rose et des plages de sable noir. Le TGV (KTX) relie Séoul à Busan en 2h20 : autant dire que l'organisation d'un circuit est à la fois simple et stimulante, avec des étapes qui changent complètement de visage toutes les deux heures de train.
La modernité coréenne n'écrase pas le passé, elle l'encadre. À Gyeongju, ancienne capitale du royaume Silla, les tertres funéraires royaux surgissent au milieu des rues commerçantes. À Jeonju, les 700 maisons hanok aux toits courbes sont à cinq minutes à pied d'un café branché. Cette cohabitation, loin d'être inconfortable, donne à la Corée du Sud une texture unique : on y revient, et on y découvre encore quelque chose.
















