Pourquoi le Cap-Vert
Dix îles volcaniques surgies de l'Atlantique à quelques heures de Paris, une lumière dorée toute l'année et une brise d'alizé qui tempère même les journées les plus chaudes : le Cap-Vert n'a pas besoin de se vendre. Il suffit d'arriver à Sal, de poser le pied sur le sable blanc de Santa Maria et de regarder cette eau turquoise, presque indécente de beauté, pour comprendre pourquoi l'archipel est devenu l'une des destinations soleil les plus appréciées des Français.
Mais réduire le Cap-Vert à ses plages serait passer à côté de l'essentiel. Chaque île a son caractère propre, parfois radicalement différent de sa voisine. À quelques dizaines de kilomètres de Sal, Boa Vista déroule des dunes de sable doré qui plongent directement dans la mer. Plus au sud, Santiago abrite Cidade Velha, la plus ancienne ville coloniale d'Afrique subsaharienne, classée par l'UNESCO. Et à l'autre bout de l'archipel, São Vicente (Mindelo) vibre chaque soir au rythme de la morna, cette musique mélancolique qui a porté Cesária Évora jusqu'à la gloire mondiale.
La culture créole cap-verdienne est une synthèse unique : africaine dans ses rythmes, lusophone dans sa langue, atlantique dans son regard tourné vers l'horizon. La morna, inscrite au patrimoine de l'UNESCO en 2019, dit la saudade de ceux qui partent et de ceux qui restent. Au Cap-Vert, même le vent porte quelque chose qui ressemble à la nostalgie.
















