Pourquoi la Bulgarie
L'Europe recèle encore des territoires où l'histoire n'a pas été mise sous cloche pour les touristes. La Bulgarie en fait partie. Fondée au VIIe siècle, cette nation des Balkans a traversé les empires thrace, romain, byzantin et ottoman avant d'émerger avec une identité culturelle d'une rare densité : des forteresses médiévales accrochées au-dessus des gorges, des monastères orthodoxes couverts de fresques d'un autre siècle, des plages de mer Noire où les eaux turquoise contrastent avec des ruines grecques millénaires.
Ce qui distingue la Bulgarie des autres destinations culturelles d'Europe du Sud-Est, c'est la coexistence de tout cela dans un espace compact. En dix jours, on passe du monastère de Rila (classé UNESCO, niché dans le massif boisé du Rila à 1 147 m d'altitude) aux rues pavées de la vieille Plovdiv, capitale européenne de la culture 2019, puis à la presqu'île de Nessebar sur la mer Noire. Sans forcer. Sans autoroute à péage.
La question du budget mérite d'être posée franchement : la Bulgarie est l'un des pays les moins chers de l'Union européenne. Un repas dans une mehana (taverne traditionnelle) coûte 8 à 12 euros, une chambre d'hôtel de caractère 40 à 60 euros la nuit. Ce n'est pas le tiers-monde, c'est simplement un pays où le confort a un prix honnête. Et depuis le 1er janvier 2026, l'euro est la monnaie officielle : plus de change, plus de commission.

















